LE 4 SEPTEMBRE.
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noirs, que j’ai su depuis être M. Armand Gouzien.
La masse quiondulait comme sous la houle,derrièreeux, poussa tout à coup un ah! suivi du cri de «Yive laRépublique 1 » et tous les bras se tendirent comme pourmontrer quelque chose en l’air derrière moi. Je meretournai. On amenait le drapeau tricolore flottantau-dessus du pavillon de l’Horloge, quand le souve-rain habitait son palais des Tuileries.
« Partie sans un mouchoir ! » avait dit la chambrièreéplorée. Cette exclamation me donna l’idée de fairele nécessaire pour envoyer à l’Impératrice le linge,les vêtements, enfin tout ce dont la privation est unesouffrance pour une femme en voyage, surtout pour•ane femme qui, comme la souveraine, n’était pointprécisément accoutumée aux ennuis matériels.
Je me la représentais voyageant comme une pau-vresse, et, tout en convenant en moi-même que l’état-major du gouverneur n’était point expressémentchoisi pour emballer des jupons, je me promis deconsacrer à ce sauvetage, si on me le permettait, tousmes instants de loisir.
Quelques soldats requis au poste suffirent pourfaire évacuer la cour, et, en partant, je donnai l’ordreformel que personne, en dehors du service habitueldu palais, ne pénétrât dans cette cour ou les pavillons,sous quelque prétexte que ce fût.
Cet acte d’énergie facile a été probablement le der-nier qu’accomplirent les soldats de la garde impériale,car peu après ils furent relevés par la garde nationale,qui veilla pendant tout le siège sur les Tuileries.
B.