LE 4 SEPTEMBRE.
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comme Leporcllo, j’aurais pu offrir aussi ma protec-tion, car tout ce qui touchait au gouverneur avait l’airde participer à sa puissance nouvelle.
Lorsque nous étions rentrés au Louvre, au momentoù je me rendais, comme je viens de le dire, chez legénéral Schmitz, il était quatre heures moins unquart. Le général Trochu, à peine descendu de cheval,s’était retiré dans ses appartements, avait quitté sonuniforme et revêtu des habits civils. Alors seulementj’appris d’un camarade le nom d’un personnage àlongs favoris que j’avais remarqué sur le quai, àdroite de Jules Favre, et qui, comme lui, avait l’airde conduire le peuple à l’Hôtel de Ville. Il s’appelaitJules Ferry. Il paraissait très excité, échangeait avecceux qui l’entouraient les propos les plus familiers, etcontinuait de causer, pendant que son collègue par-lementait avec le gouverneur.
Peu après, et pendant mon excursion aux Tuileries,le général Trochu était parti pour l’Hôtel de Ville.Les députés qui s’y trouvaient réunis avaient sollicitésa présence au milieu d’eux.
A l’Hôtel de Ville, à peine entré dans le cabinet dupréfet de la Seine, où les membres du gouvernementavaient pris séance, il fut interpellé par les députésde la Seine.L’Empereur était prisonnier, l’Impératriceen fuite. Pouvait-on compter sur lui pour former ungouvernement qu’il était urgent de constituer?
Trochu n’était point un homme de Tacite. Il nesavait pas être bref, et, en ces circonstances tragiques,il fit immédiatement un discours.