LE 4 SEPTEMBRE.
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vaient se produire à Paris, — la Commune est là pourprouver qu’on avait le droit de les prévoir, — le géné-ral crut de son devoir de s’associer à ce gouvernementqui s’engageait vis-à-vis de lui à soutenir Dieu, lafamille et la propriété.
Quelques-uns ont dit que l’ambition le faisait agir.S’il eût été ambitieux, il fût resté à Ghâlons, et, popu-laire comme il était, orateur comme il était, la forcedes choses en faisait le premier président de la Répu-blique. Qui sait même si, plus heureux que Mac-Mahonqui ne devait ni se soumettre ni se démettre, et quis’est soumis et démis, il n’eût pas réussi à éviter à lafois la soumission et la démission? Je n’insiste pas, carj’ai peur qu’on ne me réponde par la phrase fameuse:« Le gouverneur de Paris ne capitulera pas », et jedéfendrais une mauvaise cause si je soutenais quepasser la plume à un autre, au moment de la capitu-lation, est une manière de ne pas capituler.
C’est bien dommage vraiment, disons-le en passant,que notre langue se prête autant aux mots à effets.Gela nous donne la tentation d’en prononcer, et pres-que toujours ils ratent, y compris le mémorable : « Jene rentrerai que mort ou victorieux, » qui fut sublimeavant la bataille, et qu’on n’aurait pas pardonné àDucrot si la mort et la victoire n’eussent été égale-'ment rebelles à ses héroïques efforts.
Nous avons encore un autre mot qui date de cemême jour, et qui aurait dû, lui aussi, passer à la pos-térité. Afin de montrer que le gouvernement nouveaune procédait pas de l’émeute, mais des délibérations