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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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CHEZ L’IMPÉRATRICE.

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partiste, cela va de soi. La cheminée était encom-brée de portraits de l’Empereur, de l’Impératrice etdu Prince impérial dans tous les âges et dans tous lescostumes.

Je donnai à la jeune femme rendez-vous pour losoir, et lui expliquai ce que je comptais faire.

Au Louvre, un spectacle des plus extraordinairesm’attendait. La garde mobile, campée au camp deSaint-Maur et commandée par le général Berthaut,ayant appris le soir du 4 septembre la chute de l’Em-pire et la proclamation de la République, s’était dis-posée à quitter en masse son camp, ses baraquementset son général.

Une fois qu’on est entré dans la voie des conces-sions avec des gaillards de cette sorte, on ne peutplus s’arrêter : il faut pactiser. Si, à Ghâlons, on avaitété un peu féroce, si on avait fait passer en conseilde guerre et fusillé au besoin une vingtaine de me-neurs et de braillards, on aurait fait de la garde mobileune troupe tout autre qu’elle n’a été : intelligente,facile à enlever, elle eût rendu de véritables services.

Mais allez donc demander cette énergie et cettevigueur à un gouvernement qui s’écroule, à un sou-verain qui ne croit plus en son étoile, à des générauxbattus et honteux de leur défaite, à ce monde deflatteurs et de complaisants qui depuis si longtempsentourait l’Empereur et lui persuadait que tout étaitpour le mieux sous le meilleur des Napoléons! Lesuns et les autres avaient d’ailleurs le sentiment deleur faiblesse et le pressentiment de la chute inévitable.