CHEZ L'IMPÉRATRICE.
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en chêne neuf appliquées contre les murs. Dans cesarmoires étaient serrées les robes de toutes sortes,les manteaux, les jupons, les provisions de linge, lesdentelles, les étoffes en pièces, un stock considérablede rouleaux de soieries de Chine. Il y avait la chambreaux chapeaux, la chambre aux bottines, la chambreaux fourrures: en un mot, un arsenal supérieurementmonté de souveraine jolie femme, qui sait que labeauté est une force, et que, comme le chantaientnos pères, l’art embellit la beauté.
Dans la pièce du second étage qui communiquaitavec le monte-charge, c’est-à-dire qui était située au-dessus de la chambre à coucher, étaient dressés surdes pieds quatre grands mannequins de la taille etde la corpulence exactes de Sa Majesté.
Lorsque la dame d’atours avait transmis par unporte-voix les ordres nécessaires pour la toilette dela souveraine, les femmes tiraient des armoires latoilette indiquée, en habillaient un des mannequins,que l’on confiait au monte-charge et qui arrivaitainsi dans la chambre, où l’Impératrice pouvait sedire : « C’est comme cela que je serai tout à l’heure. »Elle mannequin remontaittoutnu audeuxième étage.
C’était par cet étage qu’il me fallait commencer,car l’ameublement pouvait attendre. Il me fallait descaisses. — Il y en a dans les combles du palais, — medit ma compagne. Joseph et moi nous allâmes enreconnaissance dans les greniers, et nous apportâmesquinze grandes caisses.
Nous procédâmes ensuite tous deux au plus fan-