CHEZ L’IMPÉRATRICE.
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gré d’avoir déménagé les Tuileries. Car, raisonnez:vous leur envoyez leurs affaires, c’est donc que voussupposez qu’ils ne rentreront pas tout de suite, qu’ilsresteront quelque temps absents. Or cette suppositionest irrespectueuse, et ils ne vous la pardonneront pas.S’ils ne reviennent pas, eh bienl leur reconnais-sance sera exactement la même.
J’eus beau me poser en chevalier, en philanthrope,lui dire combien il me semblait équitable qu’on prîtles intérêts d’un prisonnier et d’une fugitive, l’aimablesceptique haussait amicalement les épaules sans ré-pondre.
Un jour pourtant que j’étais allé porter au ministèredes finances des laissez-passer spéciaux que le gou-verneur me laissait le soin de distribuer, je dis enriant à M. Picard :
— Je ne vous les donnerai que contre les autorisa-tions que vous me faites attendre.
— C’est bon, donnez. Je parlerai ce soir au préfetde police.
La promesse fut tenue, et j’obtins enfin les papierssuivants :
Cabinet du préfet de police.
Monsieur,
J’ai l’honneur de vous adresser la lettre dont il s’agit. Jasuis heureux d’avoir pu une dernière fois vous être agréable,cl ,je vous prie d’agréer l’assurance de mes meilleurs sen-timents,
Jay.
M. d’Ilérisson, aide de camp du général Trochu.