IMPÉRATRICE ET GOUVERNEUR.
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l’opposition môme un point d’appui, pour qu’il négli-geât la popularité du général Trochu, tout impré-gnée d’opposition qu’elle fût, et pour qu’il ne rêvâtpoint de rentrer sur les épaules du général dans sabonne ville de Paris.
—Allez, lui dit-il, mon cher général. Vous seul pou-vez préparer mon retour, et votre popularité est la clefqui ouvrira devant moi la porte des Tuileries. Parlezà l’Impératrice. Concertez-vous avec elle. J’ai la plusgrande confiance en vous.
Éloigné de la cour pendant ses splendeurs, legénéral avait le droit de n’être point séduit par cettemission de terre-neuve, et de n’être point flatté de sevoir seulement appelé et caressé lorsqu’il s’agissait desoutenir le monument qui croulait de toutes parts.Il n’avait d’ailleurs qu’à regarder autour de lui pourtrouver un exemple frappant de l’ingratitude na-tionale. Il n’avait qu’à lever les yeux sur le général dePalikao.
Celui-ci,après avoir conduit d’une-façon miraculeusel’aventure militaire la plus fantastique des tempsmodernes, après un succès inespéré, dont les évé-nements qui se passent aujourd’hui en ces fabuleusescontrées peuvent enfin faire apprécier l’importance etla difficulté ; après avoir ajouté une page glorieuse ànos annales militaires, — se vit, à son retour, injurié,jalousé, vilipendé, lâchement calomnié par tous lesimpuissants des Tuileries. La Chambre, servantedocile pourtant de celui qui gouvernait, refusa la do-tation faiblement demandée par le ministre; et l’Em-