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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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IMPÉRATRICE ET GOUVERNEUR

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Pendant cet entretien, les mobiles défilaient devantle baraquement impérial en jetant à l’adresse dusouverain les insultes ordurières que j’ai contées plushaut.

G’est en sortant de chez l’Empereur que le généralconçut la pensée de ramener à Paris la garde mobile.C’était le premier acte de son nouveau rôle. C’étaitle commencement d’exécution du plan convenu quidevait faire rentrer Napoléon III aux Tuileries : ils’agissait de gagner à l’Empereur la reconnaissancede milliers de familles auxquelles on rendait leursenfants.

Que n’a-t-on pas dit à ce propos sur la conduite dugénéral Trochu, sur les raisons secrètes qui le pous-saient à ramener tous ces Parisiens dans leurs foyers !Tout ce que l’on a dit était aussi juste et aussi loyalque fut loyale et juste la conduite du pays envers leglorieux soldat de Takou, Chang-Kia-Wang et Pa-likao.

Voilà la conduite du général Trochu à Châlons.Voyons ce qu’il fît à Paris.

Il trouve chez l’Impératrice plus d’hostilité encoreque de méfiance. Elle affecte devant lui une libertéd’esprit et une sécurité qui sont bien loin de soncœur. Un gouverneur de Paris, préparant le retourde l’Empereur, retour qu’elle n’approuve ni ne désire,et c’est le général Trochu qui est ce gouverneur deParis !

Je n’insinuerai pas que l’Impératrice ait songé unseul instant à jouer les Jeanne d’Arc et à sauver la

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