IMPÉRATRICE ET GOUVERNEUR.
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pour le conjurer de ne pas rentrer à Paris. J’ai nomméM. Roulier.
Il aimait l’Empereur de cette affection vive, per-sonnelle, familière, qu’éprouvait pour le souverain legénéral Fleury, et il aima son pays jusqu’à lui sacri-fier sa vie, escomptée d’avance et usée par les veilles,les luttes et les travaux parlementaires.
Le choix de M. Rouher était d’autant plus heureuxquejamaisiln’eût entrepris une pareille démarche au-près de l’Empereur s’il n’eût été personnellement con-vaincu, en dehors de toutes les influences et de toutesles ambitions de la régente, que la présence de Napo-léon III à Paris pouvait amener des catastrophes. Cen’était pas à la légère que l’Impératrice lui avait confiécette mission délicate. Il n’est si bon avocat que celuiqui est pénétré de l’excellence de sa cause.
L’Empereur, peut-être un peu ébranlé déjà par ladépêche de l’Impératrice, crut devoir céder devantl’insistance de son fidèle serviteur. Et voilà commentfut tenue la parole donnée au général Trochu.
Il est juste pourtant de dire qu’au dernier moment,une dépêche de Bazaine, appelant à lui Mac-Mahon,avait levé toutes les hésitations.
L’Impératrice fut aussitôt informée que l’Empereurcédait à la raison d’État et à ses désirs exprimés sicatégoriquement, je dirais presque si brutalements’il ne s’agissait pas d’une femme. Aussitôt, son atti-tude en face du général Trochu s’accentua. D’hostileelle devint blessante. Avant, on ne lui montrait pasde confiance. Maintenant, on inventait toutes sortes