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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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PARIS BLOQUÉ.

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Cela ne nous regarde pas. » Napoléon et Guillaumeauraient ourdi leurs petites combinaisons. Peut-êtreaurions-nous perdu quelque chose, mais certainementpas tout ce que nous perdrons si nous ne sortons pasvainqueurs de cette aventure impossible. Voilà monopinion.

— C’est que c’était bien tentant de proclamer laRépublique !

— Parbleu 1

— Et puis le souvenir de 1792 !

— Hélas 1 il nous manque les cadres de Louis XVI.Les fameux volontaires, dont l’existence ne m’estd’ailleurs pas démontrée, n’auraient rien fait s’ilsn’avaient eu pour les commander les anciens sous-officiers de la monarchie. On fit des généraux avecdes sergents. Possible. Dans tous les cas, cela prouvequ’alors il y avait des sergents. Or, cherchez-en, dessergents, à cette heure. Ils sont tous en Prusse ouavec Bazaine, c’est-à-dire assiégés probablement dansMetz, comme nous allons l’être dans Paris.

Celui qui parlait ainsi était un des favoris du gé-néral, et je frémissais en comprenant instinctivementque le chef devait penser ce que disait l’officier, etque nous étions déjà en présence de cet antagonismeterrible, qui est toute l’histoire du siège, entre desgens qui croyaient à la victoire, et des gens quiconnaissaient trop la guerre pour ne pas prévoir déjàla défaite.

11 y eut un jour pourtant où l’illusion fut permise,un jour où il eût fallu être de bronze pour ne pas

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