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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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VIIXIERS-CHAMPIGNY.

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sarrêta que lorsque les balles ennemies sifflèrent au-tour de nous avec ce petit bruit strident que lonapprend vite à connaître, et qui indique que le projec-tile est animé de toute sa vitesse. Gétait la bonnedistance. Les brav.ss petits moblots, rassurés, reprirentleur place et se mirent à tirailler comme des hommes.

Un officier dordonnance de Ducrot venait de parlerau gouverneur.

Cest bien, avait-il répondu; attendez un instantavec ces messieurs.

Nous nous portâmes alors à gauche, et gravîmes unepetite éminence sur laquelle une de nos batteries,placée en amphithéâtre, faisait merveille. Elle faisaitsi bien que lennemi semblait navoir quune idée : ladémonter. Il ne se passait pas de minute sans quunobus tombât, tantôt à droite, tantôt à gauche. Heureu-sement, peu dentre eux éclataient.

Le général semblait avoir choisi lendroit tousces effrayants projectiles sétaient donné rendez-vous.Nous étions tous immobiles sous cette pluie de fer, etle gouverneur lorgnait tranquillement les positionsennemies, quon distinguait parfaitement à lœil nu.Si nous voyions circuler les Prussiens, ils pouvaientaussi nous voir, dautant plus que nous formions unemasse compacte et assez brillante. Bientôt nousdevînmes lobjectif des pointeurs allemands, et lenombre des obus redoubla autour de nous.

La persistance du général à rester sur ce point,sans quaucun intérêt exceptionnel et particulier lymaintînt, finit par nous paraître bizarre, à nous autres