VIIXIERS-CHAMPIGNY.
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s’arrêta que lorsque les balles ennemies sifflèrent au-tour de nous avec ce petit bruit strident que l’onapprend vite à connaître, et qui indique que le projec-tile est animé de toute sa vitesse. G’était la bonnedistance. Les brav.ss petits moblots, rassurés, reprirentleur place et se mirent à tirailler comme des hommes.
Un officier d’ordonnance de Ducrot venait de parlerau gouverneur.
— C’est bien, avait-il répondu; attendez un instantavec ces messieurs.
Nous nous portâmes alors à gauche, et gravîmes unepetite éminence sur laquelle une de nos batteries,placée en amphithéâtre, faisait merveille. Elle faisaitsi bien que l’ennemi semblait n’avoir qu’une idée : ladémonter. Il ne se passait pas de minute sans qu’unobus tombât, tantôt à droite, tantôt à gauche. Heureu-sement, peu d’entre eux éclataient.
Le général semblait avoir choisi l’endroit où tousces effrayants projectiles s’étaient donné rendez-vous.Nous étions tous immobiles sous cette pluie de fer, etle gouverneur lorgnait tranquillement les positionsennemies, qu’on distinguait parfaitement à l’œil nu.Si nous voyions circuler les Prussiens, ils pouvaientaussi nous voir, d’autant plus que nous formions unemasse compacte et assez brillante. Bientôt nousdevînmes l’objectif des pointeurs allemands, et lenombre des obus redoubla autour de nous.
La persistance du général à rester sur ce point,sans qu’aucun intérêt exceptionnel et particulier l’ymaintînt, finit par nous paraître bizarre, à nous autres