VILLIERS-CHAMPIGNY.
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gelés de dos, nous retournant par intervalles inégauxsur notre gril, et entourés de sentinelles, lorsqu’unbruit étrange nous mit debout.
— C’est une trompette prussienne, dit le général.D’où diable cela peut-il sortir?
Il n’avait pas fini sa phrase, que les soupiraux descaves des maisons qui nous entouraient s’allumèrent,et je le vis tomber la face contre terre à côté du feu.
Je crus un instant que nous avions tous sauté, etque le foyer avait atteint un fourneau de mine. C’étaitinvraisemblable.
Les auteurs de la catastrophe étaient des soldatssaxons, réfugiés dans les caves des maisons qu’onavait oublié de fouiller, grâce à l’incurie générale aumilieu d’une troupe où personne ne connaissait nin’appliquait les prescriptions du règlement. CesSaxons espéraient sans doute s’échapper à la faveurdu désarroi que leur décharge devait jeter dans nosrangs. Ils furent cernés et massacrés.
On rentra encore après cette bataille, et, quelquesjours plus tard,il fallut abandonner le plateau d’Avron,que le feu des batteries nouvelles installées par lèsPrussiens etsubitement démasquées,rendait intenable.
Ce fut le dernier épisode militaire parisien del’année 1870.
Sa sœur cadette, 1871, se leva suffisamment lugubre.On échangea des cartes cependant, et des visites.Quelques raffinés se procurèrent, je ne sais où, parexemple, des roses et des violettes pour des personnesaimées. Les confiseurs trouvèrent le moyen d’écouler