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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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VILLIERS-CHAMPIGNY.

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gelés de dos, nous retournant par intervalles inégauxsur notre gril, et entourés de sentinelles, lorsquunbruit étrange nous mit debout.

Cest une trompette prussienne, dit le général.D diable cela peut-il sortir?

Il navait pas fini sa phrase, que les soupiraux descaves des maisons qui nous entouraient sallumèrent,et je le vis tomber la face contre terre à côté du feu.

Je crus un instant que nous avions tous sauté, etque le foyer avait atteint un fourneau de mine. Cétaitinvraisemblable.

Les auteurs de la catastrophe étaient des soldatssaxons, réfugiés dans les caves des maisons quonavait oublié de fouiller, grâce à lincurie générale aumilieu dune troupe personne ne connaissait ninappliquait les prescriptions du règlement. CesSaxons espéraient sans doute séchapper à la faveurdu désarroi que leur décharge devait jeter dans nosrangs. Ils furent cernés et massacrés.

On rentra encore après cette bataille, et, quelquesjours plus tard,il fallut abandonner le plateau dAvron,que le feu des batteries nouvelles installées par lèsPrussiens etsubitement démasquées,rendait intenable.

Ce fut le dernier épisode militaire parisien delannée 1870.

Sa sœur cadette, 1871, se leva suffisamment lugubre.On échangea des cartes cependant, et des visites.Quelques raffinés se procurèrent, je ne sais, parexemple, des roses et des violettes pour des personnesaimées. Les confiseurs trouvèrent le moyen découler