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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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A VERSAILLES.

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personnes de faim, à Paris. Ne parlez pas de votrerésistance : elle est criminelle!

Jules Favre, tout à fait décontenancé, lavait prié,supplié, de ne pas infliger à la France, après sesdésastres, la honte de subir un Bonaparte. Puis ilavait commencé à vanter tous les avantages de laRépublique, régime impersonnel, qui, seul, pouvaitsubir les conditions dures ou blessantes du vainqueursans en être renversée, qui, seul, était capable das-surer à lAllemagne lexécution des traités.

Bref, avant de se séparer, M. de Bismarck avait en-gagé Jules Favre à formuler par écrit les conditionsqui lui paraissaient désirables et quils avaient discu-tées. Le lendemain matin, et après avoir vu lEmpe-reur et M. de Moltke, le chancelier avait remis auministre le plan dun projet de convention.

Armistice de 21 jours.Désarmement de larmée,qui resterait prisonnière de guerre à Paris. Les an-ciens bataillons de la garde nationale, au nombre desoixante, resteraient armés pourmaintenirlordre ; lesautres seraient dissous, ainsi que tous les corps francs. Larmée remettrait ses armes et ses drapeaux; les offi-ciers conserveraient leur épée. Larmistice séten-drait à toute la France, et on tracerait la situationrespective des deux armées. Paris payerait uneindemnité de guerre et livrerait ses forts aux Alle-mands. Ceux-ci nentreraient point dans lenceintependant la durée de larmistice. Les canons garnis-sant les remparts seraient culbutés dans les fossés.Les élections législatives auraient lieu pour la nomi-

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