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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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334 JOURNAL düN OFFICIER DORDONNANCE.

nation dune Assemblée chargée de se prononcer surle traité de paix définitif.

Il ny avait encore que les bases de la conventiondarmistice qui fut signée à Versailles, le 28 janvier.Jiiles Favre espérait bien en atténuer les rigueurs, etles négociations continuèrent entre lui et le comte deBismarck jusquau jour de la signature. A diversesreprises, pour les choses militaires, M. de Moltke etses officiers, ainsi que deux généraux français, y furentmôles.

Jassistai, en qualité de secrétaire et daide de campdu ministre, si on peut parler ainsi, à toutes ces dis-cussions sauf, comme je viens de le dire, àla premièreentrevue. Il serait oiseux, fastidieux pour le lecteurde les suivre pas à pas, et de rapporter les unes aprèsles autres des conversations qui toutes tournaient dansle même cercle. Cependant elles donnèrent lieu à desincidents saillants, caractéristiques, intéressants, quiont fixé mes souvenirs et que je crois utile de rapporter.

Cest en revenant de sa première entrevue avec lechancelier, que le ministre mavait raconté le résuméde la conversation que jai citée plus haut. Il avaittrouvé en rentrant ses collègues réunis à son minis-tère, et leur avait exposé les premiers résultats de saconférence. Ils lavaient félicité, disant que, dans lasituation désespérée lon se trouvait, ce quil avaitobtenu était tout ce quon pouvait désirer. On avaitabordé lexamen de la contribution de guerre, et JulesFavre avait été autorisé à aller jusquà 500 millions,si M. de Bismarck les exigeait.