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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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A VERSAILLES.

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fait preuve dà peu près autant de bonne foi quelorsquils affirmèrent avec aplomb navoir jamais tirésur un parlementaire.

Ce même jour, en arrivant à Versailles, je métaisacquitté dune commission, à moi donnée la veillepar le général Troclm. Dépouillé de tout pouvoir mi-litaire, il était confiné dans ses fonctions de prési-dent du gouvernement, et avait perdu à peu prèstout prestige, toute influence sur ses collègues. Ilmavait appelé auprès de lui, et mavait dit:

Mon cher capitaine, puisque vous allez jour-nellement à Versailles, rendcz-moi un service. Jeconnais personnellement le prince Wiltgenstein, aidede camp de lEmpereur. Je voudrais que vous luiremissiez cette lettre en mains propres.

Je tendis la main.

Attendez, attendez, ajouta-t-il. Je ne veux pasvous transformer, aujourdhui que je nai plus dedépêches militaires à vous faire porter, en un facteurde la poste. Et si, en dehors des négociations suiviespar le ministre des affaires étrangères, jadresse unelettre à Versailles* je désire que vous en connaissiezle contenu.

Jallais résister par politesse, par discrétion, lors-que je me souvins fort à propos dune observationque mavait faite jadis le général de Montauban.Cétait aux Indes ; nous avions à faire une course envoiture à travers Singapour. Le général mavait invitéà monter le premier, et javais insisté pour me déroberà ce que je jugeais un excès dhonneur. Il me fallut