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Journal d'un officier d'ordonnance : Juillet 1870 - Février 1871 / par le Comte d'Hérisson
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364 JOURNAL düN OFFICIER DORDONNANCE.

avec laide de camp du ministre des affaires étran-gères de France.

Et que de mères, le lendemain, que de femmes etde filles durent remercier Dieu, de leur annoncer ainsile prochain retour dêtres chéris quelles craignaientchaque jour de ne plus jamais revoir I

Le soir, en nous quittant, et au moment nousmontions en voiture, M. de Bismarck dit à Jules Favre :

Nous sommes daccord sur tous les points, nest-ce pas?

Parfaitement, répliqua Jules Favre.

En ce cas, il est inutile de brûler plus longtempsnotre poudre. Je vous propose de faire cesser lebombardement aujourdhui même, ce soir à minuit.M. de Moltke est prêt à télégraphier partout en consé-quence. Cela vous va-t-il?

Ah! monsieur le chancelier, dit Jules Favre ense précipitant sur la main que lui tendait le comte,vous me rendez bien heureux, je nosais pas vous ledemander. Permettez seulement, Excellence, que cesoit Paris qui tire le dernier coup de canon.

Cest convenu. Adieu.

Le soir, quoique bien fatigué, je voulus me donnerle plaisir de voir passer cette minute tout à fait psy-chologique, comme disait le chancelier; et jallai mepromener sur les quais. Les batteries de Meudon,celles de Châtillon, faisaient ijage.

Je me souviens que jentendis le premier coup deminuit au pied de lhorloge du Palais de Justice.

Il faut croire que les montres de larmée allemande