TRAITS DE CARACTÈRE.
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de sa marine, en présence de 1’ « aïeul » ( diédouchka) de saflotte, — la chaloupe anglaise trouvée en 1688 dans un gre-nier, — ayant bu, il est vrai, il embrasse le duc de Holsteinsur le cou, sur le front, sur la tête, — après lui avoir enlevésa perruque, — et même et enfin, rapporte Bergholz, « entreles dents et les lèvres (1) » .
Tous ces traits ne permettent pas d’apercevoir en lui, mêmeau point de vue qui nous occupe en ce moment, la simplecontrefaçon d’un despote asiatique. Soit comme souverain,soit comme homme privé, il vaut mieux; il est autre en toutcas; en dehors de l’humanité commune à beaucoup d’égards,au-dessus ou au-dessous, mais point inhumain d’instinct oude parti pris. Une série d’oukases portant sa signature mon-trent un esprit, sinon un cœur, ouvert à des idées, sinon à dessentiments, de mansuétude. Dans l’un d’eux il revendique letitre de protecteur des veuves, des orphelins et des gens sansdéfense (2). Aussi bien c’est du côté du cerveau qu’il fautchercher le centre de gravité morale dans ce grand idéalisteinconscient, qui fut aussi un grand sensuel, — le cas n’est pasunique, — mais qui, avec toute la fougue de son tempéra-ment, sut en somme et le plus souvent subordonner ses sensa-tions à cette loi commune, dont il s’est proclamé le premieresclave, croyant ainsi s’acquérir le droit d’y assujettir toutesles volontés, toutes les intelligences, toutes les passions, indis-tinctement, implacablement.
(1) Biischings-Magazin, t. XXI, p. 301.
(2) Recueil des lois, p. 337, 462, 777, 839, 3279, 3290, 3298, 3608