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L’HOMME.
vaient un agréable prétexte à quolibets ; mais la flotte,qu’il était usuel parmi eux de désigner comme la familled’Ivan Mihaïlovitch, en buvant à sa santé, ne s’en portait pasmieux.
Il n’y a pas de justification ni d’excuse pouvant servir à ceségarements ; ils se révèlent nettement comme le point faibled’un esprit supérieur, jeté trop en dehors des voies communes,trop dépourvu du contrepoids que l’éducation, la tradition, lemilieu social maintiennent habituellement dans les naturesles plus indépendantes, pour garder l’équilibre dans le videau sein duquel il se meut et se trace lui-même sa voie.
V
L’institution publique, officielle, du faux Patriarcat, à la-quelle j’ai déjà fait allusion, a-t-elle eu pour but, comme on l’aprétendu, de préparer la suppression du vrai? J’y consenti-rais volontiers ; mais combien périlleux encore ce chemindétourné! Pierre ne risquait-il pas d’y laisser, dans quelqueornière, la dignité du clergé tout entier et l’idée même de lareligion? Il ne s’agissait, a-t-on dit, que d’une parodie de lapapauté. J’en doute. Je vois Zotof désigné alternativementsous le nom de Knes-papa et de Patriarche. Et, en mettant àcôté de lui le faux César Romodanovski, quel titre, quel rang,quelle fonction Pierre a-t-il cherché à ridiculiser et à avilir?J’aime mieux croire qu’il a poursuivi surtout l’amusementd’un esprit prédisposé aux fantaisies et aux excentricités envertu de certains germes ataviques de despotisme oriental,de certains vices de constitution et de certaines lacunes d’édu-cation première. Que des intentions plus sérieuses se soientparfois mêlées, qu’elles aient même servi de point de départà cette truculente et licencieuse débauche d’imagination,je n’y veux point contredire, mais elles ont vite disparu,