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Pierre le Grand : l'education - l'homme - l'oeuvre; d'après des documents nouveaux / K. Waliszewski
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Pogodine; un dictionnaire encyclopédique conduit jusqu’à lalettre L. Œuvre vivement attaquée par les historiens du dix-huitième siècle, Schlôzer en tête, fort réhabilitée depuis.

Il n’échappe d’ailleurs pas à la loi commune, bâtonné en 1722par son maître à la suite d’une plainte portée contre ses con-cussions par Nikita Demidof, mourant en exil comme lesautres, plus stoïquement toutefois. A soixante-dix ans, sentantsa fin approcher, il monte à cheval, se rend à l’église parois-siale, entend la messe, va au cimetière, y marque sa place etcommande le pope pour le lendemain. Il rend le derniersoupir à l’heure prévue, pendant qu’on l’administre (1).

C’est la gloire et le bonheur singulier de Pierre d’avoir euun homme de cette valeur et de cette trempe morale dans sonentourage, en même temps qu’un Zotof ou un Nadajinski, ceconfesseur auquel il baisait la main en sortant de la messe etdonnait des nasardes l’instant d’après (2), et qu’il s’occupait àParis de matcher avec un secrétaire en soutane de Dubois,buveur renommé. Au bout d’une heure, l’abbé roulait sous latable, et Pierre se jetait au cou du vainqueur, le félicitantd’avoir « sauvé l’honneur de la Russie » . Ce Nadajinski laisseune fortune énorme ; d’autres que lui ont heureusement aidéPierre à faire celle de la Russie.

III

Par son caractère autant que par son origine, Tatichtchefoccupe une place à part dans la catégorie des « faiseurs » con-temporains du grand règne. Fils d’un maître d’école organisteau service de la communauté luthérienne de Moscou, Iagou-jinski débute par l’emploi de cireur de bottes, cumulé avec

(1) Nil Popof, Taticlilclief et son temps; Bestocjef-Rioumine, Étude dansVAncienne et nouvelle Russie, 1875.

(2) Pollnxtz, Mémoires, 1791, t. II, p. 66. *