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Pierre le Grand : l'education - l'homme - l'oeuvre; d'après des documents nouveaux / K. Waliszewski
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CATHERINE.

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la Livonienne comme sa femme. Son fils, Alexis, séjournantalors en Allemagne, en a eu la nouvelle dès les premiers joursde mai, et a écrit à sa belle-mère une lettre de félicitations (1).

Le grand Réformateur n’était pas homme à chercher desexcuses plus ou moins valables à ses décisions et à ses actes.Plus tard, il est vrai, dix ans plus tard, au moment du couron-nement de l’ancienne servante, il jugera à propos d’évoquer lesouvenir, déjà lointain, du péril conjuré en 1711, grâce à sonconcours. Mais il s’agira alors pour lui, a-t-on pu croire, d’in-diquer le sens et la portée de cette cérémonie inusitée, où, enl’absence d’héritier de la couronne, il voudra faire voir unesorte d’investiture de son héritage ; il s’agira de garantir, après samort, l’exécution d’une volonté qui, lui vivant, n’a de comptesà rendre à personne. C’est aussi à ce moment que se place lapublication du manifeste auquel j’ai fait allusion plus haut.Pierre aurait consenti à y compter avec ceux qui lui survivront.

Je dois ajouter que le fait même du mariage a été nié (2).Mais à cet égard nous possédons un témoignage suffisammentprobant dans la dépêche de l’envoyé anglais Wbitworth, écri-vant de Moscou, le 20 février (2 mars) 1712 :

« Hier le Tsar a publiquement célébré son mariage avec sa“ femme Catherine Aléxiéievna. L’hiver dernier, deux heures« avant son départ de Moscou, il a fait venir l’Impératrice« douairière, sa sœur, la tsarevna Nathalie, et deux autres« demi-sœurs, auxquelles il a déclaré que cette dame était son« épouse et qu’elles devaientla respecter en cette qualité. Ellesii devaient aussi, au cas où il lui arriverait malheur pendantu la campagne avenir, lui remettre le rang, privilèges et reve-u nus habituellement attribués aux autres douairières, car« elle était sa véritable femme, bien qu’il n’ait pas eu le temps« d’accomplir la cérémonie conformément aux usages du pays,ii ce qui serait fait le plus tôt possible... Maintenant les prépa-n ratil's ont duré quatre ou cinq jours, après quoi, le 18 cou-

(1) OnSTRiALOF, t. VI, p. 312; Jubl, En Rejse til Rustaud, Gopenlia^ue, 1893,p. 422.

(2) Dolcoroukof, Mémoires , t. I, p. 38.