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Pierre le Grand : l'education - l'homme - l'oeuvre; d'après des documents nouveaux / K. Waliszewski
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L’HOMME.

u rant, M. Kikine, un des chefs de l’amirauté, et le lieute-« nant général Iagoujinski, deux personnes jouissant d’uneu grande faveur, ont été envoyés pour inviter la compagnie à« Y ancien mariage de Sa Majesté (car ce sont les termes dont« ils ont reçu l’ordre de se servir). Le Tsar a été marié en sa« qualité de contre-amiral, et, pour cette raison, les officiers« de sa flotte ont été appelés à jouer les premiers rôles dans la« cérémonie, à l’exclusion des ministres et des représentants de« la noblesse. Le vice-amiral Cruys et un contre-amiral ont paruu comme parrains, et l’Impératrice douairière et la femme dua vice-amiral comme marraines. Les propres filles de l’impé-u ratrice Catherine ont fait office de demoiselles d’honneur,

« âgées l’une de cinq, l’autre de trois ans... Le mariage a été« célébré en particulier (privately) , à sept heures du matin, dansii une petite chapelle appartenant au prince Menchikof. Il n’yu a eu d’autres assistants que ceux qui étaient obligés de seii trouver présents, à raison de leurs emplois (1). «

11 y a eu pourtant, dans la journée, dit Whitworth, granderéception au palais, dîner de gala, bal et feu d’artifice. Lerésident hollandais, de Bie, parle, de son côté, d’une fêtedonnée à cette occasion par le prince Menchikof (2). La céré-monie a reçu ainsi un caractère suffisant de publicité.

Les mobiles auxquels Pierre a obéi, ainsi que la progressiond’idées et de sentiments qui l’ont conduit au dénouementextraordinaire de son roman, me semblent d’autre part suffi-samment indiqués dans le document anglais, si on le rap-proche de ceux que j’ai cités précédemment. Il a eu soucinotoirement d’assurer l’avenir de sa compagne et celui de sesenfants, et il s’est fait de ses devoirs, à cet égard, une idée d’an-née en année plusgrande, à mesure sans doute que grandissaientson affection pour eux, sa tendresse et son estime pour elle.Avant la campagne de 1708, comme avant celle de 1711, il acherché simplement à se mettre en règle avec sa conscience,sans se préoccuper de l’effet à produire. La première fois, un

(1) Record-Office, à Londres.

(2) Dépêche du 5 mars 1712. Archives de la Haye.