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Pierre le Grand : l'education - l'homme - l'oeuvre; d'après des documents nouveaux / K. Waliszewski
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L’HOMME.

Chichenka n’y trouve qu’un bout de papier avec ces mots enmajuscules : « 1 er avril 1717. » Catherine a aussi de menusprésents à envoyer, des boissons le plus souvent, des fruits,un gilet chaud. En 1719, Pierre termine une de ses lettres enexprimant l’espoir que cet été sera le dernier qu’ils aurontpassé loin l’un de l’autre. A quelque temps de là, il luienvoie un bouquet de fleurs séchées avec une coupure dejournal, où se trouve rapportée l’histoire d’un couple devieillards ayant atteint, le mari cent vingt-six ans et la femmecent vingt-cinq ans. En 1724, arrivant à Saint-Pétersbourg enété et n’y trouvant pas Catherine, qui est à une des résidencesde campagne, à Péterhof ou h Revel, il fait aussitôt partir unyacht qui doit la ramener, et il lui écrit : « Quand je suis« entré dans mon appartement, j’ai voulu me sauver de suite :« tout est si vide sans toi ! »

Elle semble, à dire vrai, également affectée de son absence.En juillet 1714, la princesse Galitsine, qui est auprès d’elle àRevel, adresse au souverain ce billet expressif : « Sire, mon« cher batiouchka, nous désirons votre retour auprès de nous« au plus tôt, et, si Votre Majesté tarde, en vérité mon exis-“ tence deviendra difficile. La Tsarine ne daigne jamais« s’endormir avant trois heures du matin, et je me tiens tou-« jours inséparablement auprès de Sa Majesté, et Kirillovna,« debout auprès de son lit, sommeille. La Tsarine daigne« dire de temps à autre : — Tiétouchka (petite tante), tu dors?« Elle répond : — Non, je ne dors pas ; je regarde mes pan-« toufles. Et Maïa va et vient dans la chambre et fait son lit« au milieu de la chambre, et Matréna parcourt les chambres« et se querelle avec tout le monde, et Krestianovna se tient« derrière la chaise et regarde la Tsarine. Ton arrivée me« délivrera de la chambre à coucher (1). »

De la première époque de leur liaison, il n’y a de conservéesque les lettres adressées en commun par le souverain à elle età Anisia Kirillovna Tolstoï, à laquelle il donnait le surnom de

(1) Cabinet de Pierre, c. II, I. 20.