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r.ES DESSOUS DE L HISTOIRE
on voudrait ouyr les de'putez de Bourdeaux, il seroit très-injusteet fort préiudiciable au service du Roy qu’on fondast aucunjugement ou qu’on formast aucune re'solution sur leurs remons-trances ou plainctes, sans auparavant me les avoir communiquéeset entendu ce que je pourray et que je doibs représenter pour leservice du Roy, ou mesme pour mes intérests, sur ce qu’ilsauront avancé. J’en supplie le Roy par la dépesche que je luyfais aujourd’huy, et je vous supplie, Monsieur, de vouloir tenirla main à ce que le Roy me rende ou plustost à soy-mesme cestejustice. Sy ceux de Bourdeaux viennent à ce point de folie quede sortir en armes, je descendray incontinent vers eux avecqles troupes et les en feray repentir. J’ay supplié Sa Majesté demander à Monsieur le duc de S'-Simon de s’employer en cesrencontres pour le service du Roy et pour priver les Bour-delois des commoditez qu’ils tirent de Blaye, comme je luymanderay, en temps et lieu qu’il sera à propos, ce que s’il eustfaict de bonne heure, nous eussions désià fort abattu l’insolencede ces mutins. Je continueray mes soins pour les ramener autantqu’il me sera possible à la raison, et préserver de leur contagionle reste de ceste province, et j’espère en ces occasions les bonsoffices de vostre bonté, que j’ay raison d’attendre de vostre jus-tice et de vostre amitié, et de la fidélité avecq laquelle je suis,Monsieur,
vostre très-humble et très-affectionné serviteur,
Le duc d’Espernon.
D’Agen, ce 20 may 1649.
LETTRE DU DUC D’ÉPERNON (1)
Monsieur,
Le mesme jour que je vous escrivois par le premier consul deMontauban, nommé de Sœurs, Monsieur d’Argenson arriva àAgen. Il estoit party le jour précédent de Bourdeaux, où il medit que le Parlement, au lieu d’ordonner l’exécution des pro-
(1) Dossier n° 87, pièce 42.