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LES DESSOUS DE l’hISTOIRE
A quoy je vous supplie de contribuer et de m’aider, tant de vosbons advis que des autres choses qui despendront de vous et quevous jugerez à propos pour re'duire au plus tost les Bourdeloisà leur debvoir et leur faire cognoistre leur propre bien, qui con-siste en leur repos et obéissance, et croire que je suis passion-nément,
Monsieur,
vostre très-humble et très-affectionné serviteur,
Le duc d’Espernon.
De Cadillac, ce 3 i may 1649.
Monsieur, je vous supplie de considérer que sy Bourdeauxdemeure dans sa rébellion, ceste province souffrira infiniment,parce que la justice ne s’y rend plus, que le Parlement, laChambre de l’Édit, ny la Cour des Aides ne travaillent plus,et c’est à quoy il faut remédier, en mettant la Chambre de l’Éditet la Cour des Aides ailleurs.
LETTRE DE M. D’ARGENSON (1)
Monseigneur,
Nous avons trouvé tant de preuves par escrit de la mauvaiseconduite du Parlement de Bourdeaux dans ceste entreprinse deLibourne, qu’il est impossible de les excuser. J’avois pensé quel’impétuosité du peuple et la nécessité de céder à sa furie lesavoient obligez d’y consentir pour sauver leurs vyes, et je croyoisqu’ils éluderoient ceste chaleur immodérée par des difficultezqu’eux et leur malheureux général m’avoient promis de fairenaistre, mais j’ay veu, par les ordres de leurs CommissairesMassip et Cursol, conseillers, que dès le mesme jour que cesgens armez sont sortis de la ville, ils ont envoyé aux habitansde Branne, qui est le passage pour aller à Libourne, « l’ordre »de fournir du pain et de tenir de l’avoine preste pour la ditecavallerie. Leurs troupes s’y sont avancées, et ils n’ont rien faict
(1) Dossier no 107, tome II, pièce 94.