CORRESPONDANCE AVEC LE CHANCELIER SÉGUIER
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coups de pieds et de poings, de bastons et de pierres, deux reli-gieux Capucins qui se rencontrèrent par hazard sur leur chemin.Le sang et les cheveux arrachez marquèrent le chemin de leurfuite en leur couvent, mais les paroles d’impie'te' que les religion-naires profe'rèrent contre la Sainte-Vierge en les frappant, mé-ritent une punition du Ciel et de Sa Majesté' et de vostre zèle àla Religion. Les religieux, comme on les frappoit, invoquoientla Vierge, et les religionnaires, en levant les bras pour frapper,disoient qu’ils appelassent la Vierge à ce coup à leur secours.J’instruis la proce'dure au mieux qu’il m’est possible pour trouverles particuliers qui ont commis tous ces excez, mais la grandefoule de peuple et le mauvais temps font qu’elle est presqueimpossible, et ne'antmoins très-importante, de l’assemblée tumul-tueuse et des paroles et cris : « Tue, tue! Assommez-les! »J’espère de la mettre en estât d’estre jugée définitivement auplus tost et de faire ce que je doibs en justice, comme je vousdemande celle de me croire parfaitement et avecq respect,Monseigneur,
vostre très-humble, très-obéissant et très-fidèle serviteur,
De Villeneufve.
De Milhau, ce 12 may 1663.
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LETTRE DE M. PELLOT (1)
Monseigneur,
. Je doibs vous rendre compte de deux affaires que je viens dej juger en ceste ville. La première concerne ceux de la R. P. R.de Milhau, qui avoient contrevenu ouvertement aux ordres duRoy qui règlent les enterremens, et avoient excédé et maltraitéau dernier point les Pères Capucins. Il y a eu des coupables quiont esté condamnez à estre pendus, qui seront exécutez sur leslieux, et d’Arbruzzi, ministre, a esté banny à perpétuité hors duRoyaume. Oultre cela, l’on les a tous condamnez en 14,000 livresd’amende, applicables au bastiment de ces Pères et à celuy de
(1) Dossier n° 114, tome VI, pièce 25.