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Tome II.
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PAPIERS DE LA BASTILLE

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J’ay, en attendant celui d’être toujours avec la plus parfaiteconsidération,

Monsieur,

votre très-humble et très-obe'issant serviteur,

Hornéca.

A Monsieur Dupin, à Paris.

Monsieur,

A Paris, le 10 août 1762.

J’ay l’honneur de vous informer que je viens d’apprendre parM. Dupin, fermier général, que M. Dupin de Chenonceaux, sonfils, et le comte de Vence ont e'te' arrêtés à Amsterdam le 5 de cemois, et conduits en prison, sur les ordres que les Etats ge'ne'rauxen ont donne's sur la demande de la Cour de France. J’ay vu lalettre e'crite d’Amsterdam à M. Dupin, en date du 5, et celui quiécrit est instruit de ce fait par M. le Grand-Officier de la villed’Amsterdam, qui observe que les deux prisonniers seront menéssur la frontière et remis aux officiers que la Cour de Franceenverra pour les conduire au lieu de leur destination.

En conséquence, Monsieur, je suis avec un profond respectvotre très-humble et très-obéissant serviteur.

Monsieur le comle de S'-Florentin.

En conséquence, je vais en écrire à M. le comte de Choiseul,pour l’engager à prendre avec M. de Berkenroode de nouveauxarrangemens, pour que les deux prisonniers soient conduits dela prison où ils sont à la frontière, et remis aux officiers chargésdes ordres du Roy que vous voudrez bien faire expédier pour lesamener ici. Permettez-moi de vous observer, Monsieur, queM. Dupin désirerait bien que son fils fût mis à Vincennes, parceque c’est un lieu sûr, et qu’il convient qu’un fils aussi dénaturéne puisse pas se procurer la liberté comme il a déjà fait. Mais sivous pensiez peut-être que ce serait occasionner une dépense auRoy, M. Dupin propose le château de Pierre-Encise, et dans cedernier cas, vous aurez la bonté de faire expédier les ordres pourcet endroit-là.

A l’égard du comte de Vence, il me semble que quoiqu’il aitété déjà à Vincennes, ce serait occasionner aussi au Roy une