PAPIERS DE LA BASTILLE
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près Saint-Roch, chez un carrossier. Il y a environ trois moisqu’elle obtint un conge' des directeurs de l’Ope'ra, pour aller,disoit-elle, re'gler quelques affaires en province. On a su depuisqu’elle avoit e'te' à Roüen, à dessein d’entrer à la Come'die decette ville; mais, soit qu’elle n’ait pas plu, ou qu’on ne lui aitpas fait le traitement qu’elle espe'roit, elle est revenue à Parisle 29 du mois dernier. Elle avoit laisse', à tout e've'nement, sonappartement meublé à M. Le Cointre, maréchal des logis de lapremière compagnie des mousquetaires gris, qui a bien voulu secharger d’y avoir l’œil pendant son absence. Il continue de lavoir, ce qui n’empêche pas qu’elle ne détaille, lorsqu’elle entrouve l’occasion, car on ne lui a pas encore connu d’entreteneurde mise. Néanmoins, on assure qu’à force de travaux, elle a suse faire 7 à 800 livres de rente. Elle est économe et meublée pro-prement.
Meunier.
Marquis de LA CAPELLE. — Demoiselle LA COUPERIE
(VIOLENCES. - MAUVAIS TRAITEMENTS)
La demoiselle La Couperk, rüe de Vaugirard.
Du 16 novembre 1750.
Par un Mémoire présenté au magistrat le 14 de ce mois, lademoiselle La Couperie se plaint que le marquis de La Capelle,sans autre motif que celui de sa mauvaise humeur, exerce contreelle toutes sortes de violences, même les voyes de fait, et veut enoutre lui reprendre plusieurs effets qu’il lui a donnés, dont elles’est acquis la propriété par les complaisances qu’elle a euespour lui.
Les prétentions de la demoiselle La Couperie paraissent d’au-tant mieux fondées, qu’il n’y a pas lieu de présumer que ce soitpar goût qu’elle s’est attachée au marquis de La Capelle, qui estvieux, usé de débauche, dégoûtant, et capricieux pour ne pasdire fou. D’ailleurs, cette aventure n’est qu’une répétition detrente autres de même espèce, qui lui sont déjà arrivées avectoutes les filles qu’il a déjà connues, dont le nombre n’est pasi peu considérable. La feuille du 21 octobre dernier fait mention