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Tome II.
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PAPIERS DE LA BASTILLE

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Je n’ay rien de nouveau à vous mander de ce pays-ci. Voussavez peut-être que les Carmes ont tenu leur Chapitre à Roüen,Je ne sais par quel motif le Père Luc, qui e'toit ici'prieur, revientici simple cloîtrier. Encore dit-on que celui qui vient ici prieurn’est pas fort de ses amis. C’est un jeune homme de Vannes, filsdu petit pâtissier qui demeuroit dans notre maison, à la porte duCollège. Il a régenté chez eux, ce qui ne donne pas de trop bonspréjugés : il s'appelle le Père Salomon. Nous aurons le plaisirde voir ici après la Fête-Dieu M. L’Espartel faire la visite. Onmandoit hier de Lannion que M. de Tre'guier, qui a été fort malpendant le cours de sa visite, est parfaitement rétabli, et que4pendant sa maladie, il a enfin ouvert les yeux à la vérité, et qu’ilest maintenant aussi zélé constitutionnaire que personne. Il fauten voir des preuves réelles : s’il en donne, vous devez les savoirpar M. le Nonce plus tôt que nous.

Je suis toujours avec le plus grand attachement et un profondrespect,

Monsieur,

votre très-humble et très-obéissant serviteur,

Aubert.

A Monsieur l’abbé Gaillande, docteur de la maison et société de Sorbonne,en Sorbonne, à Paris.

De LAPOTRIE

(concussions et monopoles sur le marché d’étampes)

Répondu et envoyé copie de l’arrêt du Parlementau sujet des marchés en date du 21 octobre 1738.

Monseigneur,

J’ay reçu les ordres que vous m’avez fait l’honneur de m’a-dresser en date du 20 du courant, pour prévenir les concus-sions et les monopoles qui se commettent journellement dansles marchés d’Etampes et des environs. Je feray de mon mieuxpour mériter la confiance que vous avez en moi, en observantavec exactitude les ordres dont vous m’avez honoré. A l’égard