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Tome II.
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LES DESSOUS DE L’HISTOIRE

des marche's voisins dont vous me parlez, nous n’avons ici queles marche's de Maisse et La Ferte', à trois lieues d’Étampes etpeu considérables, lesquels marche's sont sur la Généralité deParis, où je compte me transporter.

Nous avons encore les marche's de Dourdant et d’Angerville,plus considérables, l’un à six lieues de cette ville et l’autre àtrois lieues, lesquels sont sur la Généralité d’Orléans. L’onm’assure qu’il se commet dans ces marchés les mêmes abus queceux arrivés à Etampes, et que les meuniers d’Etampes et desenvirons y vont acheter les bleds. Comme ces marchés dépendentde la Généralité d’Orléans, j’ay l’honneur de vous demander vosordres à ce sujet. Les juges de cette ville persistent à dire queje ne suis point en état de faire aucunes recherches dans lesmarchés en conséquence de vos ordres. Ils ont même dressé unprocès-verbal contre le commissaire De Facq et contre moi pourl’ouvrage que nous avons fait samedi dernier. Ils l’ont envoyé àM. le Contrôleur général et à M. le Procureur général. Ils ontaussi fait assigner les gens que nous avons trouvés en contra-vention. Ce n’est apparemment que sur l’avis qu’ils ont eu quele commissaire les avoit fait assigner. J’ay l’honneur d’être avecrespect,

Monseigneur,

votre très-humble et très-obéissant serviteur,

De Lapotrie.

A Etampes, ce 22 octobre 1738.

G. NONNEN

(AFFAIRE DU SIEUR KRUMM. - ENRÔLEMENS ILLÉGAUX DE RECRUES)

Monsieur,

Je viens m’acquitter des engagemens contractés vis-à-vis devous par ma dernière du 5 du mois passé par rapport à l’affairede M. Krumm, sur laquelle vous avez cru, Monsieur, avoir àvous plaindre de la Régence d’Eysenach.

J’ay eu l’honneur de vous prévenir que l’on demanderoit avanttoutes choses le rapport de la dite Régence, pour s’informer surle fait dont vous vous plaignez, qu’on mettroit l’affaire sous les