LES DESSOUS DE I. HISTOIRE
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Je ne regarde pas comme une nouvelle indifférente la résolutionde l’Électeur de Cologne de ne pas permettre que ses troupesde Munster joignent l’armée des alliés; j’en suis très-édifié, sicette résolution vient d’un fond de tendresse pour l’Électeur deBavière, son neveu. M. le comte de Sinsheim ne manquera passans doute, à son passage à Bonn, de cultiver et de fortifier cesheureuses dispositions : il en est plus capable qu’un autre, n’ayantpas moins de part à la confiance de l’Électeur son maître qu’ilen avoit à celle de feue Sa Majesté Impériale, puisqu’il vientd’être destiné à remplir la pretnière place de l’ambassade deBavière à la prochaine élection.
J’ay communiqué votre lettre à M. Blondel, qui vous fait biendes complimens.
Vous saurez sans doute, avant de recevoir ma lettre, que lesennemis ont évacué Wezlar et repassé la Lahn avec assez deprécipitation, et fort embarrassés pour leur subsistance; il y atoute apparence que M. le maréchal de Maillebois lès suivra deprès.
Je suis, avec un sincère attachement, Monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur,
Malbran de La Noue.
Monsieur de Baume?.
A Francfort, le 14 août 1747.
Je ne diffère pas un instant, Monsieur, de répondre à la lettreque vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 12 de ce mois,après néanmoins avoir communiqué tant à M. le comte deSaint-Séverin qu’à M. Blondel le bulletin qui y e'toit joint et enavoir fait moi-même la lecture. Je vous le renvoie en mêmetemps que je vous rends grâces de cette nouvelle marque devotre attention pour moi.
Quoi qu’on puisse dire de l’arrivée prétendue en Écosse duprince Édouard de Stuard, j’ay peine à me plier à cette nouvelle,mais qu’il en soit ce qu’il pourra, nous ne sommes payés pourla détruire. Bien des gens se persuadent que les compagniesfranches détachées de l’armée autrichienne sur le Neckar pourles Pays-Bas seront bientôt suivies par un gros détachement, ceque je ne regarde néanmoins que comme un bruit peu fondéjusqu’à ce que j’v voie plus d’apparence.