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Tome II.
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LES DESSOUS DE L HISTOIRE

Maurepas, et précisément c’est à cause de cela que s’ils n’ontpoint reçeu d’argent, cet ensorcellement est incontestable parcette raison. A la mort de nos Rovs, par l’autorité des loix duRoyaume, on ouvre sur-le-champ toutes les portes des prisonsroyales, et par conséquent, sans ensorcellement, MM. le duc deLa Vrillière et de Sartine, contre les loix, n’auroient point retenudans les fers tous les prisonniers, à qui la marquise de Pom-padour avoit fait injustice. Cependant, comme il y va de laconservation de la vie de M. le marquis de Marignv de cacherses ensorcellemens par des effets naturels, il est à croire qu’il afait usage de l’argent pour dérouter les juges en cas de malheur.

Or, pour entreprendre de corrompre un Ministre, et qui plusest un Ministre ennemy, et un Lieutenant général de police, ilfaut une somme extraordinaire, proportionnée à la grandeur desdeux personnages et des crimes qu’on veut leur faire commettre,et encore à cette somme il faut y ajouter celle que luv a coûté,depuis plus de dix ans que sa soeur est morte, pour payer lesfrais de nos pensions, et comme M. de Sartine doit être instruitde tout cela, c’est à luy que je vais adresser la parole : Or, pré-sentement, Monsieur, partagez en esprit ces deux sommes endeux parties égales, car si malheureusement vous avez eu unefoiblesse, il y a de la grandeur d’àme de la reconnoître et de laréparer par un aveu sincère. Selon les apparences, tout cetargent a passé par vos mains : vous en devez donc sçavoir lecompte. Or, présentement, jugez si, avec la.

DEUXIÈME CAHIER

SUITE DE LA SIXIEME SECTION

Alors, je luy demanday (2) où étoit M. d’Alègre. Elle me ré-pondit : « Je ne sçais pas ». Je repris : « C’est moy qui l’ay» envoyé loger icy, et il n’y a pas encore huit jours qu’il m’a

(1) La fin de ce premier cahier, comprenant la suite de la première section, les troisième,quatrième et cinquième sections, ainsi qu’une partie de la sixième, de la page 3 à lapage 24, manquent dans le manuscrit.

(2) Latude, qui était des environs de Montpellier, écrit toujours : je demanda, je regarda,

fobserva ., etc. Nous n’avons pas hésité à remplacer cette forme de langage, qui

n’est même plus en usage aujourd’hui dans le midi de la France, par la forme actuelle :je demandai, je regardai, j’observai . . etc.