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FORMATION DE I/EMPIRE ROMAIN.
suie de la grande masse de l’Europe centrale; de sortequ’en prenant les choses au point de vue géographique,nous pouvons appeler Italie la région tout entière quis’étend jusqu’aux Alpes. On voit immédiatement que cettepéninsule, toute longue et étroite qu’elle est, n’est en aucunefaçon, comme la péninsule grecque, découpée en une sériede promontoires et de presqu’îles secondaires. Ce caractèrede la côte grecque n’apparaît, et bien faiblement encore,qo’à l’extrémité sud de l’Italie, où la péninsule en effet sedivise en deux autres plus petites ; tout près se trouve lagrande île de Sicile, dont l’histoire a toujours été étroite-ment liée avec celle de l’Italie, tandis qu’assez loin versl’ouest, nous trouvons deux autres grandes îles, la Corseet la Sardaigne, qui, dans le principe, n’étaient aucune-ment rattachées à l’Italie. 11 v a encore le long de la côteitalienne quelques autres petites îles, telles que l’île d'Elbe;mais elles sont toutes très éloignées les unes des autres, etelles n’offrent aucun caractère géographique bien marqué.11 n’y a rien qui rappelle cette infinité d’îles de toutesdimensions de la mer Égée, rien même qui ressemble augroupe insulaire situé à l’ouest des côtes de la Grèce.Semblables à une arête s’étendant d'un bout à l’autre de lapéninsule, les Apennins se détachent des Alpes au nord-ouestde l’Italie, et vont finir à l’extrémité de la botte, nom qui aété donné à la péninsule à cause de sa forme.
Il résulte de cela que, s’il était dans la destinée del’Italie de devenir maîtresse du monde, ses habitants cepen-dant ne devaient paraître sur la scène qu’après les Grecs,dont ils ne pouvaient avoir les habitudes maritimes et lesaptitudes colonisatrices. »