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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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FORMATION DE L'EMPIRE ROMAIN.

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pays qu’ils habitaient le nom de Gaule cisalpine, ou Gaulede ce côté des Alpes. On les trouvait sur les deux rives duPô, et, à une époque tout à fait ancienne, tout porte à croirequ’ils s’étendaient jusqu’à Ancône. A l’extrémité nord-ouestde l’Italie, il y avait un autre peuple, les Vénètes, probable-ment d'origine illvrienne, et dont le nom se transmitlongtemps après à la ville de Venise. Mais pendant toutela période dont nous nous occupons actuellement, il n’veut jamais de cité de ce nom, et le mot de Vénétie ne servitjamais à désigner autre chose qu’un pays.

Colonies grecques en Italie. — Nous pouvonsconsidérer toutes ces nations comme celles qui habitaientprimitivement l’Italie; c’est-à-dire qu’elles étaient là avantl’époque où nous commençons à rencontrer quelques docu-ments contemporains 1 . Mais en dehors de ces nations primi-tives, il y avait dans une partie de l’Italie, ainsi que dansl’ile'de Sicile, de nombreuses colonies grecques. Plusieurscités italiennes prétendaient avoir été anciennement descolonies grecques, mais sans pouvoir invoquer à l’appui decette prétention’des preuves bien sérieuses; il n’y a cepen-dant aucune raison de supposer que Kymê ou Cumes sur lacôte occidentale de l’Italie, et Anlcôn ou Ancona sur l'Adria-tique, ne fussent pas des colonies grecques isolées, bien éloi-gnées des autres établissements grecs. Malgré cet éloigne-ment, Cumes n’en passe pas moins pour la plus anciennecolonie grecque de l'Italie. Mais c’est principalement dans lesautres petites péninsules qui terminent au sud la grandepresqu’île italienne, que les Grecs vinrent s'établir. C’est là,comme nous l’avons déjà dit, dans le talon et la semelle dela botte, que les Grecs devaient trouver des côtes offrant le

1. On pourrait penser qu’il faille faire exception pour les Gaulois cisalpins,car l’histoire romaine nous les représente généralement comme venus de laGaule transalpine, et ayant traversé les Alpes à une époque qui est presquecelle où les documents contemporains ont déjà commencé. Mais c’est là unpoint qui n’offre aucune certitude réelle; et il semble tout aussi vraisem-blable que les établissements gaulois sur le versant italien des Alpes étaientaussi anciens que ceux de l’autre versant. (Note de l’auteur.)

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