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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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FORMATION DE L'EMPIRE ROMAIN.

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droits de cité romaine. Une ville italienne pouvait être unealliée dépendante de Rome; elle pouvait être une colonieromaine avec la pleine franchise ou la franchise latinequi était d’ordre inférieur, ou bien encore faire partie d’unetribu romaine. Tout cela constituait à la vérité des diffé-rences politiques très importantes, mais qui ne changeaientpas sensiblement la face des choses sur la carte. De tousles changements vraiment géographiques, le plus impor-tant remonte aux premiers jours de Rome, lorsque desmouvements assez considérables se produisirent parmi lesdifférentes races de l’Italie. Rome s’éleva en un point où lestrois races, latine, osque et étrusque se touchaient, et celagrâce à l'union qui se fit entre les Latins et les Osque s.C’est en effet la réunion de deux tribus latines et d’unetribu sabine qui semble avoir donné naissance à la ville deRome; mais tout montre que cet élément sabin huit par êtrecomplètement latinisé, et Rome doit être considérée commeune ville latine, la plus grande, quoique vraisemblablementla plus jeune, de toutes les cités du Latium.

Conquête progressive de l’Italie anciennepar Rome (396-365 av. J.-C.). — Rome, plantéesur une frontière, s’éleva au-dessus des autres villes commecela arrive souvent en pareil cas. Le premier documentauthentique que nous ayons sur l’ancienne république,nous montre Rome imposant son autorité à tout le Latium.Tout fait supposer que cette puissance fut perdue pour elleaprès l’expulsion des rois, et qu’une partie de son terri-toire sur la rive droite du Tibre devint la propriété desÉtrusques.

En effet, Rome n’apparaît plus alors Comme la maîtressedu Latium, mais comme simple membre d’une triple liguedont faisaient partie, avec des titres égaux, les Latins grou-pés ensemble et les Ilerniques. Cette ligue était constam-ment en guerre avec ses voisins de race osque, les Èques etles Volsques, qui s’emparèrent de la plupart des villes lati-nes. Mais le progrès le plus important que fit alors la domi-