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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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FORMATION DE I/EMPIRE ROMAIN.

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en provinces placées chacune sous l’autorité d’un gouverneur romain, chose qui n’eut pas lieu en Italie pour lesalliés dépendants. Il sera bon cependant de remarquer que,tout en attribuant au mot province une signification géogra-phique bien réelle, il pouvait se faire que la province contîntdans ses limites des villes dont la situation, vis-à-vis doRome, était celle d’alliés véritables ou dépendants. Il pou-vait y avoir également dans leurs limites des coloniesromaines ou latines, soit qu’elles dussent leur origine àune colonisation véritable, ou que ce fussent des villes éle-vées à la franchise latine ou romaine. Tout cela constituaitdes distinctions très importantes dans l’organisation inté-rieure des différents Etats ; mais l'on peut dire qu’en réa-lité chacun d’eux faisait partie dans toute son étendue dela domination romaine. Aussi pouvons-nous, dans un ta-bleau géographique comme celui-ci, nous contenter demarquer l’étendue des différentes provinces, sans nous oc-cuper de leurs divisions politiques, ou, pour parler plus jus-tement, municipales ; si ce n’est cependant, dans un pelitnombre de cas où celles-ci ont une importance toute spé-ciale.

Les provinces sont donc les possessions extérieures deRome, et elles se divisent en deux, ou plutôt en trois catégo-ries. Il y avait les provinces de l’Ouest, dans lesquelles lesRomains eurent principalement à lutter contre des nationsbeaucoup moins civilisées qu’eux-mêmes, et qui devaientadopter progressivement la langue et les mœurs de leurs con-quérants. Il y avait les provinces situées à l’est de l’A-driatique, où la civilisation grecque, fort avancée, devait semaintenir malgré la conquête romaine. .Quant à ces pro-vinces éloignées où la civilisation grecque n’avait été qu’unsimple vernis, la grande masse du peuple conservait toujoursles coutumes et la langue qui étaient en usage avant la con-quête macédonienne; c’est-à-dire que la langue et la civi-lisation latines devaient y faire peu de progrès. Les con-quêtes romaines s’étendirent en même temps sur les deux