FORMATION DE L’EMPIRE ROMAIN.
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voisine de Vénétie, incorporée à l’Italie; et la ville de Poladevint colonie romaine sous le nom de Pietas Julia.
Conquête de la Grèce et des pays grecséloignés. — Nous avons déjà décrit de quelle façon l’an-cienne Grèce et les pays voisins de Macédoine et d’Épire arri-vèrent progressivement à faire partie de l’empire romain,pratiquement d’abord, puis officiellement. A quel momentla plupart des villes et des îles de la Grèce passèrent de l'étatd’alliance dépendante à celui de véritable sujétion, il seraitassez difficile de le dire. Nous avons vu que quelques-unesd’entre elles, telles que Rhodes et Byzance, ne furent pas for-mellement annexées avant le règne de Yespasien. Les villesgrecques sur le Pont-Euxin ne semblent l’avoir été que dansles derniers temps de l’empire d’Orient. II en est d’autresplus éloignées dont l’histoire est tellement mêlée avec celledes royaumes asiatiques, qu’il en sera parlé avec ceux-ci.La Crète, restée indépendante, devint un repaire de pirateset fut l’objet d’une conquête spéciale (67 av. J.-C.); jointe àla Cyrénaïque récemment conquise sur les rois macédoniensd’Egypte, elle forma une province. L’ile de Chypre, quiavait toujours été en partie grecque, et qui avait été tout àfait hellénisée sous ses rois macédoniens, devint égalementune province (58 av. J.-C.). Avant donc que Rome perdîtelle-même sa liberté, elle était devenue formellement oupratiquement maîtresse de tous les lieux où la libertéavait paru pour la première fois. Qui aurait pu prévoir queles mots de Grec et de Romain finiraient par avoir la mêmesignification, et que la situation et le nom même de Romeseraient transférés à l’une des villes grecques qui passèrentdéfinitivement, sous Vespasien, de l’état d’alliance à celuide sujétion?
Province d’Asie (133-139 av. J.-C.), progrèsde Rome dans l’Asie Mineure (139-64 av.
J.-C.). Les Partîtes. — Dans l’histoire romaine, chaqueguerre et chaque conquête en amenaient toujours de nou-velles, et de même que les affaires illvriennes avaient con-
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