FORMATION DE L'EMPIRE ROMAIN.
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vince, celle de Syrie, fut alors formée (G4 av. J.-C.). Diffé-rentes relations d’alliance et de dépendance s’établirent denouveau entre la république victorieuse et plusieurs villeset principautés. C’est ainsi que la Judée avec le reste de laPalestine furent tantôt gouvernées par un procureur romain,tantôt réunies sous l’autorité d’un seul roi vassal, ou biendivisées entre plusieurs rois et tétrarques, suivant la fantaisieou la politique de Rome ; exemple qui devait plus tard êtreimité par l’Angleterre dans l’Inde. Toutes ces conquêtes deRome, en même temps qu’elles la rendaient de plus en plusnettement le champion de l'Occident contre l’Orient, lamirent en face du seul état qui, dans le monde alors connu,pouvait lutter à armes égales contre elle. Le royaume desParûtes, au delà de l'Euphrate, était en effet une puissanceredoutable, et de même que Rome s’était substituée à laGrèce et à la Macédoine, de même il s’était substitué à l’em-pire des Perses. Rome avait donc maintenant un rival, commeelle n’en avait pas eu depuis la ruine de Carthage et de 1apuissance macédonienne.
Conquête de l’Égypte (31 av. J.-C.). La paix
romaine. — Seule de tous les royaumes macédoniens,YÉgypte restait encore à annexer, et cette annexion, renduefameuse par les noms de Cléopâtre, d’Antoine et d’Auguste,acheva de rendre Rome maîtresse de tout le monde civilisé,c’est-à-dire de tous les pays situés autour de la grande merintérieure. Si, çà et là, il se trouvait quelques villes ouquelques principautés qui, nominalement, fussent simple-ment alliées, cette distinction ne concernait que les affaireslocales de cette ville ou de cette principauté. La paix romaineavait commencé sur toute la surface de l’ancien continentfaisant partie du monde historique. Rome eut bien encore àfaire la guerre, et même à s’annexer des provinces; mais ils’agissait bien plutôt d’arrondir et de fortifier le territoirequelle avait déjà conquis, que de l’étendre dans la véri-table acception du mot.