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LE DÉMEMBREMENT DE L’EMPIRE.
tence de l’une ou l’autre des deux puissances. Des forteressesprises et reprises, des provinces cédées et recouvrées, telétait le cours habituel des choses.
A l’autre extrémité de l’empire romain, l’ennemi était tou!différent, et c’est l’empire d’Occident qui allait avoir à luifaire face. 11 n’y avait pas là de rival comparable à la Perse,mais une masse de tribus teutoniques indépendantes pres-saient de tous côtés les frontières de l'empire, et cherchaientà s’établir en deçà de ses limites. L’empire d’Occident suc-comba sous ces attaques réitérées, et c’est en cela que, pen-dant le cinquième siècle, il présente avec l’empire d’Orientune différence considérable. L’empire d’Orient, en effet, futbien souvent traversé par des hordes teutoniques; mais ellesn'arrivèrent jamais à s’établir d’une façon permanente surson territoire, et, si ce n’est à une date tout à fait posté-rieure, ces provinces ne subirent jamais de démembrementsusceptible de figurer sur la carte. Mais si les deux empiresoffrent ainsi pendant le cinquième siècle deux aspects géo-graphiques bien différents historiquement, chacun d’eux estla continuation d’un côté de l’empire romain primitif. Nousdiviserons donc cette histoire en deux parties, eu commen-çant par celle de l’empire d’Occident, dont l’effondrementa eu pour conséquence la fondation de la plupart des étatsde l’Europe moderne.
III
LES ÉTABLISSEMENTS TEUTONIQUES EN OCCIDENT.U N IFIC ATION DE L’EM PI RE ROMAIN (4 7 6 A P. J.-C.)
L’empire romain et les nations teutoniquesavant le cinquième siècle. — L’établissement des na-tions teutoniques dans l’empire se rattache à ce grand mouve-