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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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DIVISION FINALE DE L’EMPIRE.

naturellement Germains ; dans le nord de la Gaule, ils setrouvaient dans la même situation que les autres nationsteutoniques qui avaient fondé des établissements dans l’Em-pire. Ils formaient une race teutonique dominante dans unpays romain. Ils adoptèrent peu à peu la langue des vaincus,tandis que ceux-ci prirent le nom de leurs vainqueurs. Ce-pendant cette fusion des deux éléments, germanique etromain, fut plus lente que partout ailleurs, et cela sans douteparce qu’en Gaule les Francs continuaient à rester en com-munication avec leur ancienne patrie teutonique, ce quin’avait pas lieu pour les autres conquérants teutoniques.En dehors de cette région plus strictement franque, lesFrancs n'avaient tout au plus, en Germanie et en Gaule,qu’une suprématie politique, et point d’établissement na-tional dans aucun sens. La Bavière était gouvernée par sesprinces, vassaux des Francs; et les Francs n’avaient dans laGaule située au sud de la Loire qu’une autorité tout au plusextérieure. L 'Aquitaine dut être conquise et reconquise plu-sieurs fois, et de nouvelles dynasties de princes indigènes ysurgissaient constamment. L’élément teutonique dans cespays, beaucoup plus faible que celui du nord de la Gaule,était goth et burgonde, mais nullement franc. De même, lalangue romane qui s’y forma, était tout à fait différente decelle de la Gaule septentrionale. Il n’y avait en somme riende commun entre les deux grandes parties de la Gaule, l’unesituée au nord, et l’autre au sud de la Loire, si ce n’est leurunion, en premier lieu sous la domination romaine, et ensecond lieu sous la domination franque. Enfin, dans lapresqu’île armoricaine, l’ancienne population celtique, forti-fiée par les émigrants venus de l’île de Bretagne, formait unautre élément et celui-ci encore plus distinct.

Austrasie et Neustrie. Transformations del’ancien mot Franeia. — Il y avait donc, dans toutel’étendue de la domination franque, bien des nationalitésdifférentes qui contenaient les germes'de futures divisions.11 fallait une main forte pour maintenir réunies la Francia