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L’ARMISTICE.
107 e bataillon ', et ils lui donnèrent un nomméPiazza pour chef d’état-major. Ils décidèrent en-suite que le rappel serait aussitôt battu dans toutela ville, et qu’avec les bataillons qu’on parvien-drait à réunir on irait s’emparer des cartouchesdéposées dans les magasins des secteurs; aprèsquoi on se dirigerait sur les forts de l’Est, com-mandés par l’amiral Saisset, que l’on espéraitentraîner pour en faire le chef du mouvement. Onpouvait commencer par enlever la mairie dudixième arrondissement (Temple), ce qui seraitd’autant plus facile que le poste de garde natio-nale qui la gardait appartenait au bataillon deBrunei.
Presque à la môme heure, une autre réuniondélibérait à la mairie du troisième arrondisse-ment; elle était composée spécialement des offi-ciers des divers bataillons du quartier, et lesdécisions qu’elle arrêta n’étaient pas moins in-quiétantes : il ne s’agissait de rien moins que debattre la générale, s’emparer de Belleville et desforts de l’Est, et marcher ensuite aux Prussiens.Ces officiers firent de vaines tentatives pour en-traîner avec eux le maire de l’arrondisseftient,M. Bonvalet.
1 La Commune utilisa peu ce soi-disant général. Le 25 mars,elle le confirma dans ce grade. Le 28, il était élu membre de laCommune, et le 2 avril, mis en disponibilité comme général.