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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

rieure de Paris fussent portées à trente raillehommes; l’ennemi s’était obstinément refusé àce que l’effectif de douze mille fût dépassé. Cetteseule division restait chargée, avec la gendar-merie, de la défense de l’ordre menacé dès lapremière heure par des forces adverses quiallaient chaque jour accroître leur puissancejusqu’au moment de leur abominable triomphe.Aucun avantage n’avait été stipulé en faveur dela garde mobile, qui partageait le sort de l’armée.La garde nationale seule avait eu, pour ainsidire, les honneurs de la guerre; elle conservaitses armes, chargée qu’elle était, par une bizarreironie du sort ou peut-être par une intention pré-conçue du vainqueur, de faire la police de la ville.On sait, et nous le verrons bientôt, comment elles’acquitta de cette tâche! Ce même jour, le mi-nistre des affaires étrangères, M. Jules Favre,s’enorgueillissait, comme d’une véritable victoire,d’avoir obtenu gain de cause sur ce point délicat ;à l’entendre, l’honneur de la capitale était sauf,puisque ceux de ses habitants qui avaient prispart à la défense ne subissaient pas l’humiliationdu désarmement. Tout le monde cependant nepartageait pas cet avis, l’auteur de ce livre toutle premier; il était facile, en effet, d’après lessymptômes signalés dès le premier jour dans l’at-titude de la garde nationale, de comprendre que