ARMÉE DE PARIS.
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et autres objets de consommation. Le préfet depolice, en vue d’assurer la sécurité aux voituresde vivres, demande au commandant en chef deprescrire l’organisation d’escouades prises dansla garde nationale pour escorter ces voituresdepuis leur entrée dans Paris jusqu’aux halles.
A la porte de Charenton, on voit passer, pouraller rejoindre les lignes ennemies, une colonnede prisonniers prussiens malades échangés contreun nombre égal de nos soldats.
6 février.
Des commencements de troubles ont lieu à labarrière d’Italie, par suite de l’arrestation d’unofficier et de trois soldats prussiens qui ont dé-passé la ligne délimitée par l’armistice et sontvenus en armes jusqu’à la porte du rempart. Cetincident se reproduit journellement, tantôt surun point, tantôt sur un autre : on l’a signalé à laporte de Flandre les 31 janvier et 1 er février; àcelle des Prés-Saint-Gervais le 1 er , à Vincennesle même jour, et enfin le 5 à Vitry et à la ported’Italie. Comme ces incursions intempestivespouvaient donner lieu à des troubles fort gravesau milieu de l’émotion populaire causée par lavue des uniformes ennemis, on dut faire des re-présentations à l’état major allemand pour que desconsignes sévères fussent imposées aux soldais