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L’ARMISTICE.
cantonnés dans le voisinage des portes. Les chefsde l’armée prussienne répondirent que ces con-signes existaient, et même qu’elles étaient obser-vées. L’incident se renouvela cependant plusieursfois encore, et toujours avec de nouvelles craintesde complications.
7 février.
Les mesures prises pour contenir la foule aupont de Neuilly étaient demeurées sans résultat :l’affluence devenait de plus en plus considérable,et les gardiens de la paix étaient insuffisants pourmaintenir l’ordre. Le préfet de police déclara que lagendarmerie seule pouvait rétablir la tranquillitésur ce point; mais ce ne fut qu’après que l’état-majorprussien eut donné son assentiment que celtetroupe intervint pour empêcher les honteux traficset les pillages. Il fallut en même temps envoyer àl’extérieur des patrouilles pour s’opposer à l’enlè-vement des abatis et des palissades établis au pieddes glacis.
Dans la journée, une importante saisie de sixcents bombes (systèmes Lepet et Orsini) fut faitepar la police au n° 55 du boulevard de Belleville.
Le gouvernement appelle à Paris les générauxFaidherbe, Chanzy et Loysel ; de son côté, leministre de la guerre, le général Le Flô, se rendà Bordeaux.