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L’ARMISTICE.
Elle s’était dès lors désintéressée tout à fait de lapolitique, et n’aspirait qu’au repos qu’elle avaitbien mérité. L’autre partie, au contraire, n’ac-ceptait pas avec satisfaction la nécessité de re-tourner au travail : défiante et résolue à la fois,n’ayant rien à risquer ni à perdre, elle était prêteà lutter de nouveau, mais cette fois contre sespropres camarades, contfe ceux qui avaient bra-vement fait leur devoir pendant le siège, et quine rêvaient pas l’organisation permanente de l’oi-siveté et du désordre. Cette partie mauvaise dela garde nationale ne déposa point les armes ;elle chercha, au contraire, dans une nouvelleorganisation insurrectionnelle et occulte, à cen-traliser et augmenter ses forces. Le généralClément Thomas pressentait déjà les résultatsprochains et terribles de cette fédération nais-sante dont il devait être la première victime. Ildéclara donc qu’il voyait chaque jour tomber deses mains, sans pouvoir l’y retenir, l’autorité né-cessaire pour triompher des menaces constantesde l’émeute, et qu’il préférait se retirer. Sa dé-mission fut acceptée.
Cependant on ne pouvait laisser sans directionni sans chef les nombreux bataillons de la gardenationale qui subsistaient encore, et qui conti-nuaient avec la même ardeur apparente à faireleur service et à monter leur garde. Mais on ne