ARMÉE DE PARIS.
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pensable prolongation sans aggraver les condi-tions qu’il nous a d’abord imposées? C’est Ce mêmejour, 20 février, que fut conclu l’ajournement dela dénonciation de l’armistice par l’ennemi; mais,comme on pouvait s’y attendre, il ne fit pas cetteconcession sans exiger encore des compensationsnon moins dures que les sacrifices déjà acceptéset accomplis'. La clause la plus cruelle qui dûtêtre alors consentie, était relative à l’entrée mo-mentanée dans une partie de Paris d’un corpsd’occupation des troupes étrangères.
L’entrée des Prussiens dans la capitale de laFrance, c’était pour l’armée allemande, commepour l’Allemagne tout entière, le couronnementnaturel et ardemment désiré de tant de victoires.En revanche, c’était pour la France, pour Parissurtout, la plus cruelle des humiliations. La seulesupposition que cette humiliation pouvait avoirlieu surexcitait tous les esprits , longtemps mêmeavant qu’elle eût été décidée. Les négociateursallemands connaissaient parfaitement le coté gravede cette situation ; ils savaient que leur entréedans la ville turbulente par excellente, et dontl’effervescence actuelle n’était pas ignorée de leurétat-major, menaçait d’amener un conflit qui pou-vait être sanglant; mais ils déclaraient qu’il no
Voir aui Pièces justificatives.