I
ARMÉE DE PARIS. 137
t que lui avaient donnés ceux des chefs de ces ar-
mées qu’il avait appelés à Paris, que la continua-tion de la lutte à l’extérieur n’était également pluspossible. Il ne restait donc qu’à se soumettre à ladure loi du vainqueur.
La journée du 26 fut encore plus agitée que nel’avaient été celles du 24 et du 25. Les manifes-tations continuent à la place de la Bastille, et nesont pas moins menaçantes pour l’ordre public :pour la première fois , depuis que ces déplorablesscènes ont commencé, l’émeute accomplit uncrime au milieu d’une foule de plus de dix millespectateurs dont les uns assistent sans mot direau plus horrible des assassinats, pendant que les> autres — et c’est la majeure partie — l’encou-
ragent et l’approuvent.
! Le début de la journée avait cependant été
; calme ; les premières démonstrations n’eurent lieu
! que vers neuf heures et demie du matin; elles
! étaient aussi moins nombreuses et moins turbu-
t
lentes que la veille. Mais un peu plus avant dansle jour, le bruit se répand que l’ennemi refuse deprolonger l’armistice et qu’il va entrer dans Paris.Cette nouvelle excite et enflamme les esprits ; lafoule se porte vers la Bastille, p.oférant des crisde vengeance. A ce moment, un agent de police,nommé Vicensini, est reconnu sur la place : il est^ aussitôt saisi, injurié et maltraité; puis enfin,
i