ARMÉE DE PARIS. . 159
généralement jugée comme regrettable et inop-portune.
L’entrée des Prussiens eut lieu à onze heufesdu matin sans provoquer aucun incident grave,et conformément aux termes de la conventionimposée pour la prolongation de l’armistice. L’ar-mée d’occupation, forte de trente mille hommes,et composée de détachements fournis par le 6 e etle 11 e corps prussien et le 2 e corps bavarois,s’étendit dans tout le quartier des Champs-Elysées,borné par la Seine, la place de la Concorde, la rueBoissy-d’Anglas et la rue du faubourg Saint-Honoréjusqu’à l’avenue des Ternes. Ces troupes arri-vèrent militairement et s’organisèrent de manièreà agir vivement, dans le cas où un conflit vien-drait à se produire. Cette première journéefut tout entière employée à régler l’installationdes soldats allemands, qui furent, les uns enfer-més dans les monuments publics, et les autreslogés chez l’habitant. Tout le quartier occupé parl’ennemi était surveillé par la première ligne desentinelles de l’armée placées derrière des barri-
mis, pour qu’il ait seul l’odieux et les responsabilités de cetteviolence. Que par une muette et solennelle protestation, les portessoient fermées, et qu’il les ouvre par le canon, auquel Paris dés-armé ne répondra pas.
» Et laissons à la vérité, à la justice, à l’histoire, le soin dejuger.
u Recevez, etc.
Général Trochu.