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L’ARMISTICE.
cades improvisées à l’aide de caissons vides d’ar-tillerie, et elles se trouvaient ainsi face à face avecles sentinelles allemandes.
Pendant que toutes les troupes d’infanterie dontpouvait disposer le gouvernement étaient em-ployées à ce service, pour lequel elles étaient toutau plus suffisantes, vu l’étendue de la'ligne à gar-der, le parti de l’émeute avait le champ libre dansParis. Il n’avait pas suspendu, même en une tellejournée, ses détestables opérations, et ses adhé-rents, moins nombreux cependant que les joursprécédents, étaient encore allés « manifester » à laplace de la Bastille. Mais la foule ne célèbre plusl’anniversaire du 24 février : ce prétexte de troublesn’a plus sa raison d’être aujourd’hui. C’est auxagents de police qu’elle s’attaque actuellement, etces agressions se succèdent du matin jusqu’au soir.A la rue de l’Ouest, un poste de gardiens de lapaix est dispersé, après une lutte assez vive, pardeux compagnies de garde nationale en armes, etforcé de se replier jusqu’à la rue de Tournon : unofficier de police, M. Revel, et deux gardiens sontenfermés au poste de la rue du Château. Ailleurs,les pillages de munitions continuent ; on en signaledans le magasin de la rue de Flandre et sur lesremparts du 1 er secteur, où trois cents hommes seprésentent munis d’ordres du Comité central qu’ilsveulent faire exécuter les armes à la main. Des