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L’ARMISTICE.
partir furent donc obligées de rester à Paris etd’attendre le bon plaisir du vainqueur. Cepen-dant l’Assemblée devait ouvrir ses séances à Ver-sailles le lundi 20 mars, et il était indispensablequ’à cette date la ville lut évacuée par les Alle-mands et occupée par nos troupes. '
A Paris, le Comité central de la garde natiornale, en présence de l’impuissance, trop facile àconstater, de la répression, devient de jour enjour plus impudent et plus audacieux. Dans cettejournée, il députe au commandant du 8 e secteurquelques-uns des officiers qui se sont ralliés à lui,pour demander que deux batteries d’artilleriesoient mises à sa disposition par l’autorité mili-taire en faveur du quinzième arrondissement. Cesinqualifiables prétentions sont naturellement re-poussées. On peut s’attendre, d’après ce refus, àune agression imminente sur ce point.
La veille, à Grenelle, Varlin 1 * * 4 * 6 avait prescrit,
1 Chef révoqué du 193 e bataillon pendant le siège. Il remplitsous la Commune les fonctions suivantes :
24 mars, délégué aux finances;
28 mars, élu à la Commune;
30 mars, membre de la commission des finances;
22 avril, membre de la commission des subsistances;
4 mai, directeur général de la manutention et des appro-
visionnements militaires;
6 mai, adjoint à la commission de la guerre;
21 mai, délégué à l’intendance.