ARMÉE DE PARIS.
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au nom du même Comité central, à trois batail-lons ayant adhéré à l’émeute d’aller enlever lescanons au parc du Luxembourg. Ce parc étaitgardé par l’ancien bataillon de Varlin, le 193%que commandait alors M. Marius Topin. Toute-fois, on pouvait craindre l’influence que Varlinavait peut-être conservée sur quelques-uns de scshommes, bien qu’il eût été révoqué sur la demandemême du corps des officiers qui l’avaient d’abordélu. Mais le mouvement annoncé ne se produisitpas; il n’y eut, vers le soir, qu’une démonstrationsans armes, faite à la Conciergerie par les 56%57 e et 182' bataillons, qui étaient venus réclamerl’élargissement d’un officiel; de la garde nationale.La garde républicaine fit une bonne et ferme con-tenance, et vers six heures du soir, les bataillonsdurent se disperser sans avoir obtenu ce qu’ilsdésiraient.
Dans cette même journée, des pourparlers ontlieu, sur l’initiative de AI. Clémenceau, maire dudix-huitième arrondissement (Alontmartre), envue de faire réintégrer dans un parc militaire lescanons accumulés et gardés par l’émeute sur labutte Alontmartre. Ce fonctionnaire est venu dé-clarer que des symptômes d’impatience et de las-situde se faisaient déjà remarquer parmi les gardesnationaux qui s’étaiënt chargés de la surveillancedes canons ; le nombre des hommes de garde di-